Lundi 2 juin 2008
Sentiment étrange à la sortie du cinéma. Ni déçue, ni conquise par ce curieux "Conte de Noël". Aucun ennui ressenti pendant ces pourtant 2h30 grâce à des comédiens au meilleur de leur talent à commencer par mes chouchous Matthieu Amalric et Emmanuelle Devos mais aussi Jean-Paul Roussillon et Catherine Deneuve. Grâce aussi à des dialogues assez percutants. Alors, qu'est-ce qui cloche ?

Le scénario est riche, très riche peut-être trop. Difficile d'accorder à ces personnages aux caractères forts et à leurs histoires personnelles et collective suffisament d'intérêt. La concurrence est trop rude. Ainsi, je ne me suis attachée à aucun.
Il est vrai aussi que le ton sur lequel certains échanges bien salés sont dits sonne un peu faux. Comme si cette histoire ne pouvait être réelle. Mais le titre nous prévient : il s'agit d'un conte... 
 Et puis, il y a cette mise en scène fourre tout comme si Desplechin voulait s'essayer à tous les effets, refusant de choisir. Ca manque de cohésion, d'harmonie. Mais la famille dont il raconte l'histoire est assez loin de l'harmonie...
Aussi, le montage manque cruellement de fluidité, l'enchainement des scènes est souvent brutal. Comme pour accentuer le malaise... Moment surprenant toutefois : une scène d'amour avec Chiara Mastroianni sur fond de clavecin qui m'a évoqué instantanément le style de Truffaut. Hasard ou hommage ?
"Un Conte de Noël" n'est pas le meilleur Desplechin à mon goût.
Rois et Reine, proche du chef d'oeuvre, le devance de loin.
par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 1 mai 2008
Film à sketchs filmés en noir et blanc.
Quelques idées de mise en scène sympa mais musique un peu canibalisante.
Ensemble assez inégal avec  toutefois de bonnes idées et de vrais bons moments.
D'excellents comédiens très connus et moins connus.
Un peu décevant tout de même au regard de la bande annonce, finalement meilleure que le film.
par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 12 avril 2008
"Il y a longtemps que je t' aime" est le premier film écrit et réalisé par l'écrivain Philippe Claudel qui est une des plus belles plumes d'aujourd'hui.

Si sa littérature m'enchante, au cinéma, Claudel m'a déçu là où je ne l'attendais pas : son scénario. Ainsi, l'intrigue n'a pas tenu plus loin que le premier tiers du film, dés lors le secret de Kristine Scott Thomas n'en était déjà plus un pour moi (apparemment je serais la seule...). Aussi, sa fin convenue est bien loin d'être à la hauteur de sa belle et intriguante héroïne. Et bien sûr, on n'échappe pas à la scène de la révélation finale affreusement tire larmes et lourdingue, même le dialogue y est surécrit et aligne les poncifs.

Pourtant et malgré ces défauts, le film de Claudel m' a touché car il dessine avec précision et patience un beau portrait de femme.
Cette femme c'est Kristin Scott Thomas. Et c'est à elle que je dois d'avoir été souvent prise par l'émotion. Elle est absolument magnifique dans ce rôle de revenante. Dés la première image, je me suis prise du plus grand intérêt pour cette femme étrange et triste. Face à Kristin Scott Thomas, le reste de la distribution est parfaite à commencer par Elsa Zilberstein qui
excelle aussi dans un rôle tout en retenu.

"Il y a longtemps que je t'aime" propose un vrai beau portrait de femme qui peut vous emporter jusqu'au bout à condition de ne pas être aussi difficile et pointilleuse que moi ;o)
par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 29 mars 2008
Je n'ai pas encore vu "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" de Samuel Benchetrit.
Mais, j'ai vu sa bande annonce.
Et rien que pour cette bande annonce, Benchetrit-réalisateur a toute ma reconnaissance.
Enfin, une bande annonce intelligente. Enfin, une bande annonce de créateur. Enfin, une bande annonce qui n'est pas un enchainement imbécile d'images par dizaine à la seconde.
Il fut une époque où les bandes annonces étaient de petits films quasi indépendants de ceux qu'elles présentaient. A cette époque, les films étaient en noir et blanc. Tiens, justement comme celui de Benchetrit...

Pour voir cette belle bande annonce suivez le lien ci-dessous :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18791186&cfilm=110966.html
par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 15 mars 2008

bcc.jpgComme près de 12 millions de personnes (à ce jour), je suis allée voir Bienvenue chez les Ch'tis.
Un film drôle, pudique, bourré de tendresse et sans aucune méchanceté. Et ce dernier point joue sans doute beaucoup dans le succès du film. Rire au détriment d'aucun ce n'est pas si courant.
Bien sûr le scénario n'offre aucune surprise et est même bien léger. Mais le charme agit grâce aux qualités citées plus haut et à l'excellente interprétation (avec une réserve personnelle sur l'accent ch'ti des deux personnages féminins mais c'est un détail).
Pour ceux que le patois du Nord effraierait, je peux assurer que l'appartenance à cette région n'est aucunement exigée. Normands, Savoyard, Bretons... comprendront sans difficulté 99% des dialogues. Et pourront apprendre les mots ch'tis les plus couramment utilisés. 

 

par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 15 mars 2008

ast.jpg Astérix aux Jeux Olympiques est vide si ce n'est d'effets spéciaux dont il dégueule sans doute pour combler un scénario pauvre et ridicule. 
La mise en scène absolument nulle arrive même à gâcher les quelques gags qui sur le papier se révèleraient pas si mal.
Seul grand gagnant du film Alain Delon tout en dérision
 et qui du coup gagne en sympathie.

 

par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 9 mars 2008
heure-d-ete.jpg"L'Heure d'été" est la chronique d'une famille face au deuil. Une réflexion sur la transmission, sur la fidélité à la mémoire des morts, la perte de l’héritage familial, la décomposition de la famille. 
Ainsi, à travers l'histoire très concrête de cette succession, Assayas nous interroge sur le temps qui passe, et le contrat qui unit temps passé, présent et avenir. Sur le passé qui paralyse, sur la place donnée à nos racines à l'heure de la mondalisation mais aussi sur la sacralisation de l'art.

Assayas effleure. Sa caméra délicate témoigne sans vraiment juger. 
Ainsi, le film ne prend pas partie entre 
Charles Berling, nostalgique et contemplatif - commentateur de la Vie, qui veut pouvoir conserver et protéger les objets qui ont fait son passé et le duo Juliette Binoche-Jérémie Rénier qui se servent des vestiges du passé et s'en débarrassent pour avancer plus vite et mieux.

L'Heure d'été est un joli film que j'oublierai sans doute très vite mais qui a su capter mon intérêt pendant 1h40. Un joli moment sans lendemain, c'est déjà beaucoup.

A signaler la présence de Dominique Reymond, actrice remarquable qui ne cesse, dans ses discrètes compositions, d'éclairer de son immense talent les comédiens vedettes.

 
 
par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 2 mars 2008
graine-et-mulet.jpgA l'écoute des moults louanges, confirmées par la remise de 4 Césars dont celui du meilleur film, je me suis inclinée. Me voilà donc au cinéma voir un film, fort potentiellement trop long puisque d'une durée de plus de 2h00 : la Graine et le Mulet.

La première partie du film est fabuleuse. Les scènes du quotidien et plus particulièrement celles de groupe - réunion de voisinage, repas de famille - tiennent du génie. Elles sont criantes de vérité et les comédiens fabuleux. Abdellatif Kechice filmant au plus prés nous emmènent sans peine dans la vie de ses héros. On s'attache aux personnages, on colle à l'histoire toute simple et on attend la suite avec impatience.
Puis, arrive la seconde partie longue comme un jour sans... graine. L' histoire ne décolle pas, le scénario manque d'originalité, la réalisation est au minimum syndicale. Tout semble être filmé en temps réel et c'est vraiment très, très long. Seules 1 ou 2 scènes avec Hafsia Herzi nous ramènent un peu à la grâce perçue la première heure.
Mais si on y réfléchit bien, il est vrai que dans ce film toutes les scènes sont longues, trés longues, trop longues, sauf que lorsqu'elles touchent au génie c'est du bonheur en plus. 
Malheureusement, ce génie n'atteint pas tout le film. Du coup, la seconde partie si décevante écrase et efface le souvenir du bonheur de la première.

Quant aux Césars... en dehors de celui remis à Hafsia Herzi, je ne comprends pas bien la motivation des votants. Tout particulièrement celui du meilleur scénario catégorie dans laquelle on aurait pu récompenser sans rougir Anne Le Ny pour "Ceux qui restent" ou Julie Delpy pour "2 days in Paris"... Le César du meilleur réalisateur récompense sans doute l'admirable direction d' acteurs de Kechice. Pour ce qui est de celui du meilleur film, la Graine et le Mulet contient, à mes yeux, trop de lacunes tant au niveau du scénario que celui de la réalisation pour le mériter.

par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 27 février 2008
belm.jpgFrancis Huster réalise actuellement à Paris "Un homme et son chien" avec Jean-Paul Belmondo.
Hier soir, il tournait devant le Grand Hôtel rue Scribe. 
Pas de Belmondo sur le planning de tournage du jour mais Hafsia Herzi, la toute jeune Césarisée pour son rôle dans "La Graine et le Mulet". Aussi, une équipe de footballeurs et un joli bus.

On pouvait aussi apercevoir traversant le bar de l'hôtel Gérard Lanvin sans qu'on sache toutefois s'il a un lien avec le tournage... ;o)
par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 25 février 2008

mc.jpg



Golden Globes 

Baftas 

Césars 

Oscars

par zab publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus