Je sais pourtant pertinemment qu'un tel casting cache souvent un scénario
poussif.
Je me souviens,encore et notamment, de "Les acteurs" de Blier...
Et pourtant, je suis allée voir "Fauteuils d'orchestre".
Y'a du beau monde mais Dupontel en pianiste virtuose dépressif est peu crédible, Claude Brasseur ennuie, Cécile de France frôle le ridicule, Dany en vieille groupie
nostalgique c'est juste pas possible comme dirait le jeunss.
Faut dire que les dialogues sont cousus de phrases toutes faites mises bout à bout comme récitées car injouables, le scénario est sans enjeu et bourré d'invraisemblances. Les lieux communs se
suivent de près durant 1h46.
Deux actrices ont sauvé ma soirée. Suzanne Flon parce qu'elle est, là encore, cette douce et émouvante vieille dame que nous avons toujours aimé. Valérie Lemercier
qui est ici irrésistible. Elle peut se vanter d'avoir été particulièrement bien servi avec ce personnage et ses dialogues. A croire qu'elle a écrit elle-même sa partition.
Bref, attendez la sortie DVD. Une location suffira.
Ce film ne vaut pas les 9,5 euros que j'ai payé.
Je vous signale au passage que je milite contre le cinéma trop cher et pour le retour des ouvreuses (avec lampe de
poche - l'ouvreuse sans lampe de poche n'étant d'aucune utilité).
Y'en a marre de se ruiner pour se casser la gueule dans les escaliers d'une salle plongée dans le noir.
Par zabouille
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Pierre-François Martin Laval se met à la réalisation.
Pierre François Martin Laval c’est le Pef des robins et le pffffffffffffffffff de ce film …
Pfffffffffffffffffff, parce qu’il est le scénariste, réalisateur et interprète principal de ce navet.
Le pitch comme dirait Thierry :
Un petit garçon amoureux extirpe de la petite fille de ses rêves une promesse : elle l’épousera le jour où il sera allé dans les étoiles. 24 ans plus tard, cosmonaute de retour de l’espace, il frappe à la porte pour obtenir son dû, la « fiancée » n’est pas du tout d’accord. Il lui propose 24 heures d'essai.
Idée de départ rigolote mais comme trop souvent, développement sans originalité, ni légèreté. Comment Pfffffffffff séduit Julie Depardieu ? En cassant tout ce qu’il touche et en saccageant sa maison et sa voiture (première partie) et (deuxième partie) en obtenant la complicité d’un enfant qui les accompagnera au zoo d’où ils reviendront avec un pingouin (l’effet Marche de l’empereur fonctionne ici aussi : c’est la touche drôle du film).
On aurait pu espérer un peu de poésie et de créativité à l’image du Guido de Roberto Benigni dans la Vie est Belle. Las ! Ici, tout est lourd : dialogues, gags, musique romantique, et le jeu de PEF… Son personnage c’est le Rantanplan qu’il nous servait chez les Robins. Pendant 1h30 c’est juste insupportable, ridicule et pas drôle du tout. D'un personnage qu'on pourrait imaginer romantique et un peu lunaire (cosmonaute...), il fait un débile profond. Lourd donc.
Tout de même, deux - trois gags fonctionnent, Julie Depardieu et Isabelle Nanty rattrapent comme elles peuvent le désastre mais Pierre Richard contaminé par le gnagnannisme de Pffffffff déçoit.
Donc, je me suis ennuyée et même un peu agaçouillée. Mais pour info, ça riait quand même pas mal dans la salle. Je crois bien d’ailleurs que c’est ce qui me consterne le plus…
«Little Miss Sunshine» est un road movie, celui qui emmène Olive Hoover, 7 ans à un concours de Mini Miss en Californie. Son rêve : être reine de beauté.
Parce que pour Papa Hoover, qui s’est autoproclamé spécialiste de la réussite, on est jamais trop jeune pour prendre le chemin du succès, toute la famille prend place dans le van Volkswagen jaune direction Californie.
Dans le van, on trouve donc le père qui peine à vendre son livre « le succès en neuf étapes », le fils - physique de Gaston Lagafe et crise d’ado.- qui a fait vœu de silence jusqu’à son entrée dans l’Air Force, le grand-père râleur, cocaïnoman et coach de sa petite fille, l’oncle homo, spécialiste de Proust et suicidaire depuis qu’il a perdu son boulot et son petit ami et enfin la mère qui compose avec tout ce petit monde.
La route vers la Californie sera emplie d’embûches et riche en enseignement jusqu'à la délirante scène finale.
A la fois cruel, tendre et drôle, «Little Miss Sunshine» , film indépendant décalé, parle de l’Amérique éprise de réussite, d’artifices et de stéréotypes
Le film doit beaucoup à ses interprètes tous excellents et à une folie aux accents Kusturiciens et Almodovarois.
«Little Miss Sunshine» n’est sans doute pas le film du siècle mais il nous propose un bon moment de délires.