Sentiment étrange à
la sortie du cinéma. Ni déçue, ni conquise par ce curieux "Conte de Noël". Aucun ennui ressenti pendant ces pourtant 2h30 grâce à des comédiens au meilleur de leur talent à
commencer par mes chouchous Matthieu Amalric et Emmanuelle Devos mais aussi Jean-Paul Roussillon et Catherine Deneuve. Grâce aussi à des dialogues assez percutants. Alors, qu'est-ce qui
cloche ?Le scénario est riche, très riche peut-être trop. Difficile d'accorder à ces personnages aux caractères forts et à leurs histoires personnelles et collective suffisament d'intérêt. La concurrence est trop rude. Ainsi, je ne me suis attachée à aucun.
Il est vrai aussi que le ton sur lequel certains échanges bien salés sont dits sonne un peu faux. Comme si cette histoire ne pouvait être réelle. Mais le titre nous prévient : il s'agit d'un conte...
Et puis, il y a cette mise en scène fourre tout comme si Desplechin voulait s'essayer à tous les effets, refusant de choisir. Ca manque de cohésion, d'harmonie. Mais la famille dont il raconte l'histoire est assez loin de l'harmonie...
Aussi, le montage manque cruellement de fluidité, l'enchainement des scènes est souvent brutal. Comme pour accentuer le malaise... Moment surprenant toutefois : une scène d'amour avec Chiara Mastroianni sur fond de clavecin qui m'a évoqué instantanément le style de Truffaut. Hasard ou hommage ?
"Un Conte de Noël" n'est pas le meilleur Desplechin à mon goût.
Rois et Reine, proche du chef d'oeuvre, le devance de loin.
Film à sketchs filmés en
noir et blanc.

Comme près de 12 millions de personnes (à ce jour), je suis allée voir Bienvenue chez les Ch'tis.
Astérix aux Jeux Olympiques est vide si ce n'est d'effets spéciaux dont il dégueule sans doute pour combler un scénario pauvre et
ridicule.
"L'Heure d'été" est la chronique d'une famille face au deuil. Une réflexion sur la transmission, sur la fidélité à la mémoire des morts, la perte de l’héritage
familial, la décomposition de la famille.
A l'écoute des moults louanges, confirmées par la remise de 4 Césars
dont celui du meilleur film, je me suis inclinée. Me voilà donc au cinéma voir un film, fort potentiellement trop long puisque d'une durée de plus de 2h00 : la Graine et le Mulet.
Francis Huster réalise actuellement à Paris "Un homme et son chien" avec Jean-Paul Belmondo.