La Maison Européenne de la photographie présente, jusqu'au 6 mars, une exposition rétrospective intégrale de l'oeuvre de Bernard Faucon, photographe-metteur en scène.
Les oeuvres présentées ont été réalisé entre 1976 et 1995 et sont réparties en 6 thèmes - étapes dans le travail de Faucon.
Laurie et moi avons été émerveillées par ces oeuvres étranges et poétiques, odes au monde de l’enfance. Les mises en scène originales créent une ambiance enchanteresse, ambiance accentuée par un travail particulier sur la lumière.
Les séries sont présentée
s par ordre chronologique.
La visite commmence par « Les grandes vacances », ma série préférée, qui met en scène des mannequins de cire (?), très années 50, auxquels sont parfois associés des enfants bien réels. Ils sont souvent photographiés dans la campagne sans doute Provençale où est né Bernard Faucon. La nostalgie transpire de chaque cliché et nous renvoie à nos souvenirs d’enfance (et parfois, dans un autre genre, aux images de propagande de l'ex-union soviétique ou encore aux fameux Thunderbirds).
Sur les thèmes suivants, les mannequins ont disparus.


Evolution probable du temps, met notament en scène le feu dans des décors naturels. Ce qui crée là aussi une ambiance féerique.

Dans la série « les chambres », une lumière très blanche ou au contraire d’or crée une ambiance mystique que l’on peut retrouver dans le thème « Idoles et sacrifices » où l’on voit aussi des portraits de jeunes garçons nus qui m’ont semblé un peu ambigus.

La série « Les écritures » met en scène des pensées sculptées en bois et peintes à la peinture réfléchissante. Ces lettres sont déposées dans un décor naturel. Le flash déclenché au moment de la prise de la photo fait apparaître les lettres.
Je n’ai pas été vraiment séduite par cette série. Les phrases choisies étant bien souvent plus proche de « la pluie ça mouille » que de pensées philosophiques.
L’idée des phrases est reprise dans la dernière série « La fin de l’image » qui mettra fin définitivement à son travail de photographe. Elles sont ici inscrites à même la peau et photographiées en gros plan mettant en évidence le grain de l’épiderme.
Dommage de finir son travail sur cette série qui offre assez peu d’intérêt à mon goût.
Le point final de l’expo est laissé au projet sur lequel travaille aujourd’hui Bernard Faucon qu’il nomme "Le plus beau jour de ma jeunesse". Il propose depuis 1999 à des jeunes du monde entier de se photographier eux-mêmes.
Si vous souhaitez découvrir dès à présent le travail de Bernard Faucon, vous trouverez ses oeuvres sur son site (dont sont issues les photos présentées ici) :
www.bernardfaucon.net