Poncho orange sur fond noir, noir de l'immaculé décor, noir comme les tenues des choristes percussionnistes du corps.
C'est l'image que je garde du concert de Camille. C'était joli cet orange et ce noir. La folie et la discipline.
Parce que de la discipline, il en faut sans doute une sacrée pelletée lorsqu'on manie l'Art du claquement de doigts, du frollement des étoffes et des peaux, du claquement de langue et autres bruits
de bouche.
Quant à la folie, Camille en déborde. A en devenir inquiètante ou peu sympathique parfois.
Du coup, mercredi soir quand je suis venue à La Cigale pour la voir et l'écouter j'avais en tête cette sale image qu'elle se traîne. La peur que le personnage médiatique prenne le pas sur
la musicienne géniale.
Mais quand le poncho orange est arrivé sur scène et que la magie musicale s'est mise en route, le son a vite pris le pas sur l'image. Le miracle des disques opérant à nouveau instantanément. 5
choristes-"percussionnistes", 2 human beatboxes et une nana du genre sale gosse m'entrainent dans le miracle de la musique des corps.
Difficile de réaliser qu'aucun instrument de musique traditionnel n'est en action (il y a un piano mais qui intervient finalement peu). Et puis, il y a la voix de Camille. Une voix parfaitement
maitrisée de la cave aux plus hauts cieux. Un élément impressionnant de plus, dans cette broderie, ce travail d'une précision d'orfèvre.
La première partie du concert se déroule
enchainant merveilles du deuxième et troisième album. Pas un mot pour le public, de toutes façons déjà conquis et bouillant, partagé entre le besoin d'une écoute quasi religieuse et le violent
désir d'acclamer. Trois quart d'heure de pure bonheur où le génie de Camille et sa troupe prend toute sa place.
Puis, Camille s'adresse au public pour la première fois et lance un bonsoir qui sera le signe du commencement d'une autre forme de concert. A la fois déconnante et concentrée, souriante
mais ferme menant le navire, Capitaine-chef d'orchestre à la partition précise, elle ne cessera d'encourager le public à prendre part à la création des chansons plus rythmées qu'en première
partie et donc plus enclines à accueillir la participation du public. A partir de ce moment, le concert perd un peu de cohérence et devient un fourre-tout mélant l'exceptionnellement bon et le
"simplement" distrayant. Les 2 human beatboxes s'affrontent en un duel impressionnant sous les encouragements et pas de danse tribale d'une Camille survoltée, les titres plus boum-boum du dernier
album prennent la plus grande place, Camille nous offre un fabuleux "14 septembre" réorchestré en messe puis invite son cocker en un surprenant et très drôle duo de 30 secondes et clôt avec sa
troupe ces 2 heures de concert en communion avec le public, au plus prés de la fosse et sans micro, sur "Paris" (et ceci dans une robe noir dont le dos décolleté
ferait même rougir Mireille Darc qui en a connu d'autres).
Malgré tout, cette deuxième partie un peu en dessous du début du concert ne suffit pas à m'oter cette conviction profonde : Camille est avant tout Géniale.
PS : Découverte de ce concert (mais comment ai-je pu ne pas y penser avant...) taper des mains à un concert de Camille revient à devenir musicien un peu comme si dans la fosse d'un
concert de U2 vous vous mettiez à jouer de la guitare électrique. Et quand ceux sont 400 personnes qui jouent de la guitare on entend beaucoup moins bien le chanteur et son groupe. Surtout si le
public ne connait pas la partition sur le bout des doigts... Donc, taper des mains à un concert de Camille faut même pas y penser.
par zab
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Barbara Carlotti à l'Européen c'est en chiffres :
3 soirs
1000 spectateurs
1h50 de concert
1 première partie (ce soir-là, JP Nataf, trés bien)
40 degrés centigrade
2 guitaristes (JP. Petit et JP Nataf encore)
1 bassiste
1 batteur
1 alto, 1 violon
1 clavier
1 danseur
Pour les émotions et les sensations, c'était vachement bien !!!
Mais vous n'en saurez pas plus. Vous n'avez qu'à y aller vous même...
J'en ai assez de dire tout le temps "Barbara Carlotti c'est trop super top vachement bien que faut y aller la voir et écouter ses disques".
Non mais...
par zab
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Le Tableau de Chasse de Claire Diterzi c'est le Végétal d'Emilie Simon saupoudré du Fil de Camille.
A tel point que ma première écoute en a été perturbée. Au deuxième passage sur ma platine, Camille disparait un peu mais Emilie reste bien là. Bientôt peut-etre à force d'écoutes, Tableau de
chasse prendra à mes oreilles son identité propre ... ?
Toutefois et malgré cela, Claire Diterzi nous offre un très bel album. Tout comme ses deux inspiratrices (conscientes ou non) elle donne la plus belle place à la voix et aux
rythmes et nous emmène à travers 11 oeuvres d'art qu'elle a mis en texte dans un univers étrange. De curieux et beaux voyages.
Sans atteindre le génie d'une Emilie Simon ou d'une Camille, Claire Diterzi surprend et enchante. D'autant plus que son précèdent album mettait tombé des mains....
Une vraie belle surprise donc.
par zab
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Nouveau rendez-vous avec Daphné, cette fois-ci dans la salle tout confort du théatre Le Village de Neuilly.
Un concert un peu court (1h20 dont 2 rappels), pour une artiste qui a déjà deux albums à son actif et pas mal de Km de tournée au compteur. Aussi, un
agencement des titres assez étrange, 2 nouveaux morceaux assez peu convaincants et 2 reprises (1 titre de Peggy Lee et "Loosing my religion" de REM) placés avant certains
incontournables de son répertoire qui n'arrivent qu'aux rappels. Une certaine lassitude peut-être et une besoin de renouveau ?
Autre nouveauté, elle a chanté plusieurs titres à contretemps "à la Aznavour", ce qui pour le coup apportait une nouvelle lecture de ses titres intéressante.
Ceci dit le concert était un moment de plaisir. Daphné très sympa dans ses interventions, rigolotte, trés nature. Et toujours cette voix où l'émotion garde la meilleure place. Et puis, il y
a le violencelle... (et le joli pianiste).
par zab
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