Que penser du dernier
film d'Almodovar plutôt très bien noté par la critique ?
Je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment. Il y a pleins d'éléments intéressants et même réjouissants. Et pourtant, je suis sortie du cinéma peu emballée.
Il est vrai que Pénélope Cruz ne me touche pas. Je ne serais même pas loin de penser qu'elle est mauvaise actrice si je ne lisais un peu partout les louanges faites à ses prestations.
La construction du récit est assez poussive. L'ensemble est lent et s'étire dans la longueur (2h09).
Le scénario met en scène un cinéaste, aujourd'hui aveugle, qui nous fait le récit de son histoire d'amour romanesque et tragique avec la maîtresse d'un riche homme d'affaire. Il est bien sûr
aussi question de cinéma, le cinéaste tournant un film avec sa bien aimée. Un film dans le film. Beau terrain de jeu pour un cinéaste. Et bien curieusement, Almodovar filme toutes les
scènes de cinéma avec un immobilisme tel qu'on y voit du théâtre. On n'y croit pas deux secondes.
Tout le film fait suranné, tant dans sa réalisation que dans sa palette de couleurs, ses décors. Ce kitschissisme est génial quand il est accompagné de l'humour et de l' autodérision d'
Almodovar. Sans, on n'est pas loin de tomber dans le ridicule. Étreintes brisées manque cruellement d'humour à l'exception des cinq dernières minutes absolument irrésistibles. Cinq
minutes consacrées au film dans le film. Un auto-hommage à "Femmes au bord de la crise de nerf". Drôle, pétillant, un brin grossier et vif.
L' Almodovar que j'aime en fait.
On se demande...
C'est vrai que le Dav a aimé alors qu'Almodovar, hein?!