"L'Heure d'été" est la chronique d'une famille face au deuil. Une réflexion sur la transmission, sur la fidélité à la mémoire des morts, la perte de l’héritage
familial, la décomposition de la famille.
Ainsi, à travers l'histoire très concrête de cette succession, Assayas nous interroge sur le temps qui passe, et le contrat qui unit temps passé, présent et avenir. Sur le passé
qui paralyse, sur la place donnée à nos racines à l'heure de la mondalisation mais aussi sur la sacralisation de l'art.
Assayas effleure. Sa caméra délicate témoigne sans vraiment juger.
Ainsi, le film ne prend pas partie entre Charles Berling, nostalgique et contemplatif - commentateur de la Vie, qui veut pouvoir conserver et protéger les
objets qui ont fait son passé et le duo Juliette Binoche-Jérémie Rénier qui se servent des vestiges du passé et s'en débarrassent pour avancer plus vite et mieux.
L'Heure d'été est un joli film que j'oublierai sans doute très vite mais qui a su capter mon intérêt pendant 1h40. Un joli moment sans lendemain, c'est déjà beaucoup.
A signaler la présence de Dominique Reymond, actrice remarquable qui ne cesse, dans ses discrètes compositions, d'éclairer de son immense talent les comédiens
vedettes.
par zab
publié dans :
Cinéma
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