Samedi 12 avril 2008
Si sa littérature m'enchante, au cinéma, Claudel m'a déçu là où je ne l'attendais pas : son scénario. Ainsi, l'intrigue n'a pas tenu plus loin que le premier tiers du film, dés lors le secret de Kristine Scott Thomas n'en était déjà plus un pour moi (apparemment je serais la seule...). Aussi, sa fin convenue est bien loin d'être à la hauteur de sa belle et intriguante héroïne. Et bien sûr, on n'échappe pas à la scène de la révélation finale affreusement tire larmes et lourdingue, même le dialogue y est surécrit et aligne les poncifs.
Pourtant et malgré ces défauts, le film de Claudel m' a touché car il dessine avec précision et patience un beau portrait de femme.
Cette femme c'est Kristin Scott Thomas. Et c'est à elle que je dois d'avoir été souvent prise par l'émotion. Elle est absolument magnifique dans ce rôle de revenante. Dés la première image, je me suis prise du plus grand intérêt pour cette femme étrange et triste. Face à Kristin Scott Thomas, le reste de la distribution est parfaite à commencer par Elsa Zilberstein qui excelle aussi dans un rôle tout en retenu.
"Il y a longtemps que je t'aime" propose un vrai beau portrait de femme qui peut vous emporter jusqu'au bout à condition de ne pas être aussi difficile et pointilleuse que moi ;o)