(Photo réalisée sans trucage)
(Photo réalisée sans trucage)
Le Cirque d’Hiver est un bien beau lieu. Sans nul doute le plus beau pour y voir clowns et acrobates et sans doute pas mal pour y écouter de la musique à condition toutefois d’être bien placé.
Hier soir, pour le concert d’Olivia Ruiz (le 4ième et dernier de la série Cirque d’Hiver), j’étais sur la scène avec les musiciens ou presque. C’est original et sans doute une occasion qui ne se présentera pas 2 fois (je vous le confirme…).
J’étais donc au 3éme rang côté droit à l’arrière gauche du batteur et parfaitement derrière le guitariste. Là vous pensez "Mon dieu mais elle n’a dû rien voiiiiiiiiiiiiiiiir du spectacle...!". Détrompez-vous visuellement ce n’était pas trop mal car j’étais assez haut pour ne pas être gênée par la taille des musiciens et aussi Olivia Ruiz déjà très virevoltante de l’avant à l’arrière scène habituellement a, ici, prit soin de se tourner souvent vers le public des côtés arrières.
Le souci fut donc essentiellement sonore. Car situé ainsi, vous avez dans l’oreille gauche à 5 mètres les baffles destinées à inonder la salle et notamment les gens qui sont eux bien face à la piste à 20 mètres de là... Toujours à gauche mais cette fois à 3 mètres la batterie et face à vous à 2 mètres l’ampli-retour du guitariste. Cela donne une impression étrange quand Olivia Ruiz sur la piste, de profil mais face à vous, chante essentiellement dans votre oreille gauche et pas trop à droite... Et encore ça c’est sur les morceaux doux, pas trop instrumentés car lorsque le rock prend place (et ça arrive souvent avec Olivia), là sa voix est étouffée par le son de la batterie qui sort de l’ampli salle et de la batterie elle-même et par le son de la guitare qui sort elle aussi de l’ampli salle et bien mieux encore de l'ampli-retour du guitariste. Du coup, Olivia visuellement à 5 mètres de vous semble phoniquement parlant dans la salle d’à côté…
Ca c’est pour le son.
Ensuite, au cirque d’hiver on est assis. Il y a des artistes qu’on ne peut raisonnablement pas écouter ainsi. Difficile de s’abandonner à l’énergique Olivia en restant coincé sur son siège. On perd ainsi beaucoup du plaisir qu'elle procure sur scène.
Le public ne pouvant gesticuler à sa guise a exprimé son enthousiasme en applaudissant en rythme sur TOUS les titres… Et en plus d'être envahissants ses applaudissements, parce que le public n'était pas toujours très à la page du répertoire d’Olivia, n’étaient pas toujours très au point.
Par contre, Olivia, elle, a comme d’habitude assuré. Toute en énergie, drôle, provocante, bavarde et bien en voix pour ce que j’ai pu entendre ;o). Parfaite donc même si elle m’a parfois semblé gênée par la configuration de la scène.
En guests, nous avons eu droit à Christian Olivier des Têtes Raides pour le duo de l’album « Non-dits», Mathias Malzieu pour « I need a child », les Noirs Désir (sans Cantat bien sûr) sur « Putain de toi » et au petit frère d’Olivia en Beat box sur « J’traîne des pieds.
PS : le concert était filmé. Pas moins de 7 caméras officiaient.Ce sera sans doute un très joli DVD ;o)
En premier lieu, il y a cette voix, parfaitement en place, plus cassée, plus gouailleuse, plus émouvante encore que sur le disque. Une voix déjà particulièrement familière reconnaissable entre toute.
Ensuite, la silhouette. Petite robe noire, talons hauts, chevelure en bataille et regard sombre.
Enfin, la confusion. Confusion et maladresse dont elle joue sur ses transitions entre chaque morceau. Très drôle d’autant qu’on devine que la vraie Adrienne n’est pas loin du tout.
Après l’impression mitigée du concert au Nouveau Casino, ce Bataclan confirme enfin le talent et la douce folie perçus sur le disque.
Après l’hommage à Neil Young, les Herman Düne ont investi la scène de l’Auditorium. David, barbe et cheveux mormons, sans son frangin mais toujours avec le cousin à la batterie et la copine Julie Doiron dans les chœurs, nous a offert d’écouter de sa voix chaude et so folk ! les mélodieux titres du dernier album "Giant".
Ballades folk rock et morceaux rythmés se sont succédés pendant une vraiment trop courte heure de concert. Particulièrement chaleureux, le chanteur a dédié chacune des chansons, s’en excusant auprès du public en lui dédiant pour finir "Take Him Back To New York City". Emporté par son élan, David a enchainé les titres jusqu'à ce qu'on vienne le rappeler à l'ordre. Timing dépassé !
Ce soir-là, Herman Dune m' a laissé une très forte envie de les revoir. Trés sympa, le groupe est revenu après le concert signer autographes et dédicaces.
En guise d'ouvreuses, deux types costumes blancs et bosalino nous accueillent. Dans la salle, des personnages très 50's. Une mariée au milieu des fauteuils tourne sur elle-même, un représentant de commerce au pied de la scène nous fait l'article, à sa gauche un jeune homme se déguise et mime Elvis, la voix d'un speaker nous conte une chronique judiciaire : une jeune femme a disparu avec ses bijoux. Elle déboule dans la salle. Les sirènes de police se font entendre. La mariée disparait par la scène, les autres par les sorties salles.
Ensuite, les techniciens installent la scène pour Shannon Wright. Curiosité le piano est placé de telle façon que l'artiste tourne le dos à 3/4 du public.
Après ce bon moment de musique et de bonne humeur, c'est avec le sourire jusqu'aux oreilles que nous avons reçu la vedette de la soirée : Peter Von Poehl. Déjà, très fan, du travail d'orphèvre de cet auteur- compositeur-interprête Suédois, j'attendais avec impatience de voir ce qu'il saurait nous proposer sur scène de son superbe mais très doux album.
Les Rita reviennent avec un nouvel album !!!! que je n'ai pas encore pu écouter mais le single Ding Dong vachement sympa donne envie d'entendre la suite.