Oh toi mon ami !
avec des coups de coeur et des coups de bec.
Et de l'anecdote ?! En veux-tu ? en voilà !!!
Depuis
janvier, la compagnie Gwenaël Morin a investi Les Laboratoires d'Aubervilliers. En résidence pour une année complête, le metteur en scène propose au public de
vivre le Théâtre permanent. Permanent car chaque instant de la journée est dédié au théâtre (repos le dimanche et lundi), ouvert au public et gratuit.
e
l'été joue les prolongations, la réprésentation pu avoir lieu dehors (avec plaid en secours tout de même). Budget plus que restreint, temps de création réduit
au maximum et peut-être aussi parti pris de mise en scène, les décors et costumes sont fait de carton, chaterton et contreplaqué. On ne peut plus minimaliste comme si le public avait convoqué la
troupe par surprise. Cela peut effrayer et vous faire craindre le pire et sans doute que beaucoup de comédiens ne sauraient assumer ce minimalisme là, mais Gwenael Morin a, entre autres talents,
celui de savoir choisir ces comédiens. A commencer par Virginie Colemyn exceptionnelle dans le rôle de Créon. Et oui, aussi, les femmes peuvent jouer les rôles d' hommes et inversement et le même
comédien jouer tout à la fois celui du jeune premier et de la jeune première. Servis par la mise en scène très physique, rapide et surprenante de Morin, les comédiens nous emportent dés les
premières minutes et la magie fonctionne. On est à cent lieu des surperproductions - décors grandioses, rampes de lumières et comédiens vedettes - des prestigieux théâtres parisiens, et pourtant,
le plaisir est là et le voyage largement aussi agréable.
Le Jeu de Paume ouvre
jusqu'au 27 septembre ses portes au monde de Martin Parr.
Le grand Woody Allen est
enfin de retour.
Un film riche en action. Les hold-up et poursuites se succèdent à grande vitesse. Ca canarde dans tous les sens, et pourtant il ne se
passe pas grand chose. La réalisation est correcte, sans plans remarquables toutefois, mais le scénario manque terriblement de sêve et de stratégie narrative.
Les personnages sont survolés de telle façon qu'on ne peut pas vraiment s'y attacher et que les acteurs n'ont pas grand chose à en faire non plus. Le sort du gangster-héros (Johnny Deep juste comme il faut) nous importe peu, tout comme celui du super flic (Christian Bale fadasse à souhait). Quand à l'histoire d'amour (avec Marion Cotillard, incandescente), elle peine à trouver sa place dans ce sâcre des gangters. Tellement, qu'on ne comprend pas très bien le choix de terminer le film sur une scène consacrée à cette love story qui, jusque là, semblait pourtant ne pas beaucoup intéresser les scénaristes - si scénaristes il y a...
On ne peut pas dire que le film soit complêtement raté mais rien en lui ne
soulève vraiment l'intérêt.
Ce mercredi 1er
juillet, la fournaise Le Bataclan, 45° degrés au thermomètre (une habitude qui suffirait à nous faire fuir cette salle infréquentable les jours d'été) accueillait Régina Spektor, son batteur, son
violoniste, son violoncelliste et c'est tout. Petite formation bien suffisante, tant l'artiste, sa voix et son piano suffisent à occuper l'espace sonore. Pour l'espace scénique c'est un peu
différent, le piano ne favorisant pas la mobilité...
Régina Spektor a suivi rapidement et a présenté l'essentiel des titres du dernier album dont 2-3 perles qui sortent largement du lot, ainsi que les incontournables des albums précedents dont "Après-moi" seule au piano - cliquez ici pour l'écouter link
Visiblement touchée par l'accueil exalté que lui a réservé la salle et notamment les 5 premiers rangs occupés par les fans absolus (qui pourra m'expliquer pourquoi
les fans crient et applaudissent à chaque poussée vocale comme s'il s'agissait de battre le record du 100mètres ?), Régina Spektor instaure dés les premières secondes une complicité de bons vieux
camarades. L'ambiance est excellente même si tout le monde souffre de la chaleur, l'artiste la première qui liquéfiée invoquera la pluie, une douche, et bien sur le déluge
1h30 de concert, dont 1 rappel évidemment programmé, c'est un peu court pour une artiste qui a déjà 3 albums à son actif ( 5 si on ajoute les 2 albums auto-produit) mais la chaleur infernale n'a sans doute pas plaidé en notre faveur.
On retiendra de ce concert le piano que Régina Spektor joue en virtuose, sa formation classique transpirant dans la construction de ses compositions et son goût des orchestrations soignées (à écouter sur les albums), la voix assez impressionnante, le sourire XXL.
On remarquera aussi les fans trop "fans" qui gâchent toujours un peu le plaisir des autres, une configuration "debout" pas du tout adaptée à ce genre de concert "récital", et une nouvelle fois la chaleur étouffante du Bataclan.
Malgré tout, Régina Spektor a su être à la hauteur de nos attentes dans un environnement plutôt hostile à notre confort d'écoute.
Depuis trois mois déjà, ils ont investi la rue Faidherbe de Lille et ils y demeureront jusqu'au 12 juillet.
Mouna accompagnée de son fils quitte Béthléem, son mur, ses persécutions et sa violence.
Le Corps blanc de Mesnager, l' Homme noir de Némo et les Animaux de Mosko et associés s'offrent un
toit le temps de l'exposition Art Urbain au Carré de Baudouin.
Bien sûr Warhol on
connait. Par coeur.